Oh! Comme elle est loin ma maison

Dans la mer il n’y a pas d’avions, ni bateaux sur le ciel, ni paroles que prennent refuge au grenier de mon Silence. Je suis né dans le Silence, fêter le calendrier de mon existence ce n’était pas une chose facile et ainsi commença ma quête de la Maison forteresse, ou Maison château de sabre, peu importe, de celle où certainement au moment de mon passage du Yang au Ying je me réconforterai. Ciel, es-tu habité par quelqu’un d’autre que l’air et ses avions pleins de voyageurs et de touristes?

8 mai 2011

Alors, si je tourne vers le Sud, je ne vois que les rivages

Vers l’Ouest quelques soleils qui prétendent se coucher,

Dans la réalité du bien réel c’est

Nous qui nous couchons

Je l’ai appris d’une sage et vieille dame

Lors d’un repas frontière de l’initiatique

Vers l’Est les fantasmes rouges qu’allaient tout manger, incluant

Tous nos enfants

Vers le Nord, ici où je me trouve

C’est le Grand Nord

Toundra et soleil dormant pour quelques mois para année

Où, dis-moi où te trouves tu ma maison?

De L’Ombre à la Lumière

« Poésie, voie de passage de l’ombre à la lumière »

Un arbre, deux arbres, tant d’ arbres: une forêt

Une , deux , trois racines : la terre

Une , deux, innombrables terres : l’Univers

Une , deux , trois larmes : je pleure

Un , deux sanglots, tant des sanglots : la déchirure

La rupture,

le pont est brissé, cassé

Les feuilles se transforment, la glace coupe l’âme

Tout s’écrase quand le tronc tombe, quand la racine se décompose

Une , deux , trois lames:

L’Ombre

Assaille l’unité de l’Être,

Le royaume du Mal

prends la forme d’un miroir

LLegar a la luz interior

Mon cœur se cache, s’oubli, il a peur

Ma peur s’accommode quand elle prend la barre

de la barque de mon corps

elle cherche le refuge avec ardeur, ferveur, exaltation,

elle cherche l’équilibre, le verbe et le lyrisme

elle trouve la froideur, un labyrinthe, le délire

Le chemin se fait dur, très scabreux

les petites chandelles

se transforment en torches qui proclament la Justesse

des multiples flambeaux illuminent nos cavernes où elle se cache, notre Peur

Alors, chers passants, passagères, passagers

De l’Existence humaine

C’est le Verbe, la Parole,

C’est l’unique et merveilleux Mot que je ne nomme

Parce qu’évident dans son Essence

Transformé en poème de la Vie, en berceuse de l’habituel,

Métamorphosé en rêve d’harmonie intime

L’unique, l’Unique, l’unique

Qu’habitera pour toujours mon océan secrète, mon vaste Univers du dedans

et le tiens

Le superbe souffle du dialogue entre mon Yin et mon Yang,

 nous les humains le nommons Amour,

Parmi toutes les divinités qu’habitent mon âme intense et sereine

Mon Dieu , mon Guru , mon Bouddha est dedans:

Ils logent tous dans mon cœur, dans mon esprit

C’est eux qui donnent la sève que ravive mon arbre,

                                                        ses racines son feuillage!

Le fils,

                        le petit-fils,

                                                       l’arrière petit fils

Les Survivants inébranlables de la filiation qui se régénère avec chaque goute de pluie.